Allemagne: «Nous allons poursuivre le travail au sein de la coalition», assure Merkel
Allemagne: «Nous allons poursuivre le travail au sein de la coalition», assure Merkel 1

Après l’annonce de la démission de la cheffe du SPD, la chancelière allemande a assuré que la coalition gouvernementale n’était pas en danger.

Après l’annonce de la démission d’Andrea Nahles, la cheffe du SPD, ce dimanche, Angela Merkel s’est exprimée en seulement quelques minutes depuis le siège du Parti chrétien-démocrate (CDU). «Nous avons toujours travaillé en confiance», a déclaré la chancellière.

Malgré le risque que cette démission fragilise davantage la coalition gouvernementale dirigée par la chancelière, cette dernière a affirmé : «Nous allons poursuivre le travail au sein de la ‘grande coalition’, avec beaucoup de sérieux et un très grand sens des responsabilités.»

Quelques minutes plus tôt, la dirigeante du CDU s’est elle aussi exprimée devant la presse. Tout comme Angela Merkel, Annegret Kramp-Karrenbauer a assuré que «la capacité d’action de la Grande Coalition n’est pas menacée» et que le CDU souhaite «continuer avec la grande coalition».

Ralph Brinckhaus, président du groupe CDU du Bundestag, a, de son côté, «salué Andrea Nahles, avec qui les relations n’ont «pas toujours été faciles» mais «toujours fair-play».

La coalition fragilisée

Le départ d’Andrea Nahles fragilise tout de même la coalition gouvernementale dirigée par la chancelière, dont le parti est lui-même en difficulté, surtout depuis les élections européennes.

Lors de l’annonce de sa démission, la dauphine présumée d’Angela Merkel a insisté sur l’«engagement [des siens] en faveur de la grande coalition» (dite GroKo), appelant les partenaires sociaux-démocrates à «rapidement» régler leurs problèmes internes afin de ne pas «nuire au travail du gouvernement».

Andrea Nahles cristallisait les critiques au SPD depuis le revers historique de son parti aux Européennes: largement devancé par des Verts (20,5%), la formation de centre-gauche n’a recueilli que 15,8% des votes. Première femme à diriger le SPD, elle jette l’éponge «faute de soutien nécessaire», deux jours avant un vote en interne sur son avenir.

Dans le camp du SPD, on réfléchit de plus en plus sérieusement à quitter l’alliance formée avec la CDU d’Angela Merkel, au risque de provoquer des élections anticipées et un départ prématuré de la chancelière, dont le mandat s’achève en 2021. La coalition gouvernementale, la «GroKo» formée dans la douleur début 2018 avec un SPD récalcitrant et qui navigue depuis de crise en crise, semble donc plus menacée que jamais.

Du côté de la CDU, Annegret Kramp-Karrenbauer est aussi en difficulté depuis les élections européennes où les chrétiens-démocrates sont arrivés en tête, mais avec un score historiquement bas. AKK, qui a aussi multiplié les faux pas, s’aliénant notamment d’influents YouTubeurs, se retrouve contestée en interne, un an après avoir succédé à Angela Merkel à la tête du parti. CDU et SPD creusent leurs différences sur le fond depuis des mois, problème auquel s’ajoute leur incapacité à s’entendre sur un thème devenu stratégique: la lutte contre le changement climatique, un domaine où l’Allemagne est à la traîne et devenu cher aux électeurs, comme l’illustre le récent très bon score des Verts.

Source:Le Figaro

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